Northanger Abbey par Jane AUSTEN (1816)

4ème de couverture : Jane AUSTEN jugeait désuet l’engouement de son héroïne Catherine Morland pour les terrifiants châteaux moyenâgeux de Mrs Radcliffe et les abbayes en ruine du préromantisme anglais.

Parodie du roman gothique, satire pleine de saveur de la société anglaise qui prenait ses eaux à Bath, Northanger Abbey est aussi le roman très austénien du mariage et très moderne du « double jeu « .

J’ai peu de temps à moi en ce moment mais ça devrait aller un peu mieux d’ici une semaine. Alors je passe en coup de vent poster mon billet sur Northanger Abbey, savouré dans le cadre d’une lecture commune avec Ys, Karine 🙂, Kitty et Mara. Et maintenant, il ne me reste malheureusement plus qu’un seul roman entier de Miss Austen à lire (oui parce que j’ai emprunté à la bibliothèque Sanditon, terminé par « une autre dame », on verra bien ce que ça donne).

Je crois qu’Ys le lisait en VO (que j’envie les gens capables de lire en anglais !) et j’espère que sa lecture aura été aussi agréable que la mienne.

Je peux dire sans aucune hésitation que c’est à ce jour mon œuvre préférée de Jane AUSTEN sur celles que j’ai lues. Ce n’est pas l’œuvre qui m’a le plus transportée, cet honneur va bien entendu être conservé par Orgueil & Préjugés et la présence en ses pages de Mr Darcy, miam.

Revenons-en à Northanger Abbey.

Il m’a semblé que Jane AUSTEN se montrait plus à découvert dans ce roman, que les moqueries subtiles et les traits d’esprit étaient bien plus apparents. Pour preuve, j’ai émis de très nombreux « hihi » durant ma lecture.

D’autre part, l’auteure intervient souvent dans son récit pour nous en indiquer les ficelles, la direction qu’elle va suivre.

Quant aux personnages, ils m’ont bien sur éminemment plu. De la chasseuse de beaux partis à la naïve et simple jeune fille honnête, en passant par la femme mûre superficielle ou encore le jeune homme plein d’esprit, ils sont tous magnifiquement rendus et extrêmement vivants sous la plume de Jane AUSTEN.

Dans Northanger Abbey, l’héroïne désignée du roman est Catherine Morland, une toute jeune fille de caractère plutôt simple qui n’a connu que la campagne et les romans gothiques, auxquels elle voue une véritable admiration, lorsqu’elle a l’occasion d’aller passer quelques semaines à Bath avec des amis de sa famille.

Là, elle va découvrir les joies de la vie mondaine et rencontrer toutes sortes de gens, dont Henry Tilney, un agréable jeune homme plein d’humour dont elle tombe –bien entendu- amoureuse. Dans sa grande naïveté, Catherine ne discerne pas les doubles discours en usage à cette époque et dans ce contexte mondain, et interprète au 1er degré tout ce qui lui est dit.

Cette attitude donne lieu à de petites scènes très drôles, notamment celles où apparait Isabelle Thorpe, une amie de Catherine, qui a l’art de dire le contraire de ce qu’elle pense ou ressent, cela afin de se donner une image vertueuse.

J’ai beaucoup apprécié aussi, même si je ne les ai pas entièrement saisies, les nombreuses références au roman gothique, genre très en vogue à cette époque, dont Jane AUSTEN parsème son récit. L’arrivée de Catherine à Northanger Abbey en est d’ailleurs une parodie très réussie.

Et bien sur, maintenant, je n’ai qu’une envie, c’est de lire urgemment Les mystères d’Udolphe écrit par Ann Radcliffe.

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