L’Année de la pensée magique par Joan DIDION (2005)

4ème de couverture : Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s’apprête à dîner avec son mari, l’écrivain John Gregory Dunne – quand ce dernier s’écroule, victime d’une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaie de se résigner à la mort de son compagnon et de s’occuper de leur fille, gravement malade. Dans un récit sobre et sans complaisance, l’auteur raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, une expérience indicible – et sa rédemption par la littérature. Best-seller encensé par la critique aux Etats-Unis, L’Année de la pensée magique, déjà considéré comme un classique, a été couronné par le National Book Award.

Pour une fois, voilà qui m’apprendra à ne pas relire les 4èmes de couverture avant de débuter un livre…

Non pas que ce livre soit mauvais, non, loin de là ; mais le thème du deuil n’est vraiment pas pour moi et j’ai du essuyer mes larmes à plusieurs reprises. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il m’a pris d’acheter ce livre ? Encore un achat compulsif ! 🙂

Mais ne vous méprenez pas, le texte est tout sauf larmoyant (larmoyante c’est moi qui l’étais). Joan DIDION évoque à un certain moment l’auto-apitoiement mais ce n’est absolument pas ce qui ressort de son témoignage. Avec une grande pudeur et parfois même de manière très distante vis à vis de la situation, elle nous raconte ce qui a été sans aucun doute la pire année de sa vie, entre la mort soudaine de son mari et les graves problèmes de santé de sa fille.

C’est un très beau texte sur le deuil et la vie (car oui, elle continue…) après la perte d’un proche, très fort mais sans aucun pathos, très intense.

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