Tess d’Urberville par Thomas HARDY (1891)

4ème de couverture :  Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant.

Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Voici un « classique » qui trainait dans ma PAL depuis mes achats compulsifs d’avant l’été (surtout ne me laissez jamais en présence à la fois  d’un ordinateur, d’une connexion Internet ET d’une carte bleue…).

Anjelica en a proposé une lecture commune, Karine s’est jointe à nous, et ça a été l’occasion pour moi de découvrir enfin ce roman.

J’ai beaucoup apprécié le style de Thomas Hardy, ses descriptions foisonnantes et vivantes, la construction cohérente et structurée de son roman (forcément puisqu’il a été écrit sous forme de feuilleton à l’origine).

Je me suis beaucoup attachée au personnage de Tess, malheureuse victime de son apparence physique qui ne correspond pas à son âge, des moeurs de l’époque, de l’inconséquence de ses parents et de l’égoïsme et la fierté des hommes.

Cependant, ce récit m’a été plutôt pénible à lire par moments car sans nous plonger dans une ambiance noire, Thomas HARDY s’y entend pour ne pas laisser percer de lueur d’espoir.  A chaque moment où j’ai pu me dire que le destin de Tess pourrait ne pas être si terrible que le laissait entendre la 4ème de couverture (d’ailleurs, d’habitude je ne les lis pas avant de commencer un livre, je ne sais pas ce qui m’a pris), l’auteur m’a remis les pieds sur terre par de petites phrases bien senties.

« De longtemps, Tess n’avait été aussi heureuse ; peut-être ne devait-elle jamais l’être à ce point ! »

Le côté désespéré, pessimiste de l’histoire de Tess m’a fait penser parfois à Les Hauts de Hurlevent mais en moins intense.

Au final, ce roman aura représenté un grand plaisir de lecture, une lecture dont je ne suis pas ressortie aussi éblouie que je l’avais pensé mais qui m’a largement satisfaite. Je susi maintenant pressée de voir le film de Polanski car je n’ai nul doute qu’il aura su rendre à merveille la beauté tragique de cette histoire.

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