Intrusion par Elena SENDER (2010)

4ème de couverture : Brillante neuropsychiatre, spécialiste des troubles de l’âme, Cyrille Blake reçoit un nouveau patient : Julien Daumas. Très séduisant, mais obsessionnel, impulsif, le regard inquiétant. D’emblée, il la tutoie, lui dit qu’il la préférait avec ses cheveux blonds. Cyrille est pourtant sûre de n’avoir jamais vu cet homme. En vérifiant dans ses dossiers, elle doit se rendre à l’évidence : elle l’a soigné lorsqu’elle terminait son internat de médecine. Comment peut-elle ne plus s’en souvenir ? Déstabilisée, Cyrille fouille son passé et découvre l’impensable : elle a oublié des pans entiers de son existence. C’est incompréhensible. D’autant qu’au même moment, des événements inhabituels surviennent autour d’elle. Epiée en permanence, traquée jusque dans son appartement, Cyrille croit devenir folle ! Il faut qu’elle retrouve la mémoire. Coûte que coûte. Sauf que dans certains cas, il vaut mieux ne jamais se souvenir car, parfois, l’oubli est la seule solution pour continuer à vivre. Une intrusion dans les rouages de la mémoire, un thriller psychologique subtil et haletant, un premier roman captivant qui explore les mécanismes fascinants du cerveau.

Et bien en voilà un thriller qui ne démérite pas ! Et je remercie Keisha pour le prêt !

Dès les 1ères pages du livre, j’ai pénétré dans la vie du Dr Cyrille Blake, personnage passablement ennuyeux, mais l’auteur nous prévient tout de go : « Dans cinquante-cinq minutes, sa vie allait basculer. » Et pour basculer, elle bascule !

Suite au passage de Julien à la clinique Dulac, tout s’accélère et Cyrille va voir tout ce qui constitue sa vie actuelle remise en question : son mari, ses amis (inexistants d’ailleurs) sont-ils vraiment ce qu’ils paraissent être ?

J’ai trouvé que le côté thriller était assez bien développé, que l’intrigue se tenait –malgré quelques invraisemblances tout de même mais ce doit être le côté français qui ressort ^_^-, même la partie médicale qui aurait pu être un fouillis sans nom pour une néophyte est assez accessible et compréhensible.

L’écriture est efficace, l’auteure sait ménager le suspense et retourner des situations en utilisant des ficelles assez fines.

Une petite chose m’a toutefois dérangée, quand Cyrille discute avec un confrère (je ne vous dévoilerai pas les circonstances de cette discussion) des effets bénéfiques ou non des manipulations de la mémoire. Ce qui me choque, c’est lorsque Cyrille affirme qu’en aucun cas, il n’est bon de pouvoir effacer la mémoire, que le cerveau humain est fait pour affronter les épreuves et blablabla. Sans cautionner en aucun cas les expérimentations génétiques ou scientifiques, je me dis que si il existait un médicament permettant d’oublier certains épisodes douloureux, ce ne serait pas une mauvaise chose dans certains cas extrêmes. Je pense en particulier aux victimes directes d’agressions particulièrement violentes.

Voilà pour ce qui m’a déplu mais c’est anecdotique et hormis ça, ce premier roman est tout à fait correct et m’a fait passer un bon moment.