Journal d’une bipolaire par Emilie GUILLON, Patrice GUILLON, Sébastien SAMSON (2010)

4ème de couverture : Lorsque Camille rentre de ses vacances au Canada, tout se précipite : son amoureux québécois (resté sur place) exerce sur elle une sorte de chantage affectif et l’arrivée des examens n’est pas de nature à la rassurer… S’ensuit une montée de stress qui va bouleverser à jamais sa vie ! Le journal d’une bipolaire est le récit autobiographique bouleversant d’une jeune femme en proie à des fluctuations anormales de son humeur, symptômes caractéristiques d’une bipolarité (ou troubles maniaco dépressifs). Un ouvrage qui n’est pas sans rappeler Dans la secte, un témoignage déjà scénarisé par Patrice Guillon qui met cette fois en forme le récit sans fard de sa propre fille, Emilie. Un récit porté par les dessins vifs et expressifs de Sébastien Samson…

Je suis un peu embêtée pour vous parler de cette BD reçue dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio (un grand merci à Babelio et à La Boîte à Bulles).
D’une part parce que c’est une BD (j’ai du rater quelque chose en la cochant…) -et quiconque connait un peu mes gouts sait que ce n’est pas ma tasse de thé, quoique j’ai récemment discuté avec de charmantes personnes qui m’ont beaucoup tentée, sisi- et d’autre part parce que ce n’est pas évident de donner son avis sur le récit de quelqu’un qui se livre entièrement et revient sur des épisodes très pénibles de sa vie.
A l’origine de cette BD, une jeune bipolaire et son père, sur une idée de la jeune fille. A l’aide d’un illustrateur, ils retracent l’histoire de la jeune fille, depuis l’apparition des premiers symptômes, au lendemain des évènements du 11 Septembre, jusqu’à ce jour, en passant par les nombreux séjours en hôpital psychiatrique, les tentatives de suicide, le diagnostic tardif, et enfin l’apprentissage d’une vie en compagnie de la maladie.
La BD est découpée en petits chapitres portant chacun le nom d’une chanson et correspondant à une étape dans la vie d’Emilie. Le fond du récit est poignant mais j’ai trouvé que le format n’était pas vraiment adapté. Les images légères et le texte simple ne rendent pas assez compte à mes yeux du désespoir ressenti par la jeune fille.
Cependant, cette BD est intéressante car elle permet d’en apprendre un peu plus sur cette maladie méconnue qu’est la bipolarité. D’ailleurs, un lexique écrit par un docteur fait office de postface.

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Ni chair ni sang par Ruth RENDELL (2007)

4ème de couverture : En cherchant des truffes avec son chien, un homme découvre des restes humains ensevelis. L’autopsie révèle qu’il s’agit d’un homme mort depuis une dizaine d’années, mais rien ne permet de déterminer son identité ou la cause du décès. L’inspecteur Wexford et son équipe se trouvent confrontés à un défi de taille quand ils découvrent la liste impressionnante des personnes disparues durant cette période. Leur tâche se complique lorsqu’un second corps est retrouvé sur le même site. Pour savoir si les deux affaires sont liées, l’inspecteur Wexford doit explorer le passé d’une petite communauté fermée, où chacun garde jalousement ses secrets et où les gens disparaissent sans traces, ni chair, ni sang…

 

Aussitôt reçu, aussitôt lu (et comme ça, je peux vite m’attaquer aux deux Ruth Rendell qui stagnent dans ma PAL). Un grand merci à Babelio et aux Editions des Deux Terres.
En ouvrant le dernier roman de Ruth Rendell, je me réjouissais de retrouver Wexford et Burden, comme des amis perdus de vue depuis longtemps. Et bien, ils n’ont pas changé d’un iota, fidèles à eux-mêmes, pourrait-on dire.
Dans Ni chair ni sang, la police de Kingsmarkham doit résoudre un double problème : deux corps réduits à l’état de squelette, l’un mort depuis 11 ans, l’autre depuis 8 ans. Qui étaient ces hommes ? S’agit-il d’homicides ? Après un si long laps de temps, c’est délicat de mener une enquête approfondie. Alors Wexford applique sa méthode : minutie, organisation et une touche d’intuition. L’enquête se déroule sans heurts, à coup d’interrogatoires ciblés et de recherches.
Ce n’est pas mon aventure préférée du duo anglais mais j’ai passé un bon moment à lire ce roman. Wexford est toujours aussi attachant. J’aime sa lucidité à l’égard du genre humain, lui-même n’échappe pas à ses observations parfois cinglantes.
En parallèle, Ruth Rendell aborde le thème de l’excision des jeunes filles, l’incapacité des services de police à l’empêcher ou à la prévenir et l’incompréhension des familles concernéesde ce que cette pratique traditionnelle peut avoir de barbare.
A mon goût, ce Rendell est un bon cru mais pas un des plus mémorables.