Miserere par Jean-Christophe GRANGE (2008)

4ème de couverture : « Ce sont des enfants.

Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.

Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.

Mais leur pureté est celle du Mal. »

Etrange assassinat d un chef de chorale d origine chilienne dans l église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de chœur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36…

Pour mener l’enquête, deux flics border line comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.

Du pur Grangé, complexe, tourmenté, baroque. Un de ses meilleurs thrillers, peut-être le plus inquiétant, qui mêle enfance, torture (des bourreaux nazis aux bourreaux chiliens), expérimentations scientifiques ultimes et musique…

Depuis La ligne noire, que j’avais vraiment beaucoup aimé, je n’avais pas relu GRANGE. Je m’y suis donc remise avec Miserere et j’ai retrouvé à la fois ce qui me plait et ce qui m’agace chez cet auteur.

Je ne veux pas trop en révéler sur l’intrigue car justement, une des choses que j’aime chez GRANGE, c’est de me faire balader jusqu’à la toute fin.

Comme dans Les rivières pourpres, on suit un duo de flics jeune/vieux, tous les deux en marge, l’un en retraite (le vieux vous vous en doutez :-P) et l’autre en désintox… Tous deux vont partir sur les traces de tortionnaires, de chorales d’enfant et même de souvenirs enfouis au fond d’eux.

Toute l’aventure est plutôt irréaliste et pas vraiment crédible, les deux policiers sont vraiment caricaturaux mais…

Mais nous sommes chez GRANGE et on se laisse prendre au jeu. On navigue à vue dans cette ambiance terrifiante et je dois reconnaître que j’ai frissonné plus d’une fois durant ma lecture.

Au final, j’ai l’impression que Jean-Christophe GRANGE se répète mais c’est une formule qui fonctionne encore avec moi (mais pour combien de temps ?).

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