Persuasion par Jane AUSTEN (1818)

4ème de couverture : « Sous le vernis d’un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l’air d’y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l’humour sont les seules convenances qu’elles reconnaissent… Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c’est fortes d’une telle indépendance qu’il faut souhaiter au mari d’être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. »
Anne Barbe, Libération 1980

J’ai sorti ce livre de ma PAL dans le cadre d’une lecture commune avec Bladelor, Hermione, Laetitia la liseuse et AustenGirl.

Et comme de bien entendu, ce fut un véritable plaisir de retrouver la plume de Jane AUSTEN (plus que 2 à lire ).

Dans mon classement Austenien purement personnel et donc entièrement subjectif, cette œuvre vient se placer directement derrière Orgueil et Préjugés mais juste à peine derrière, limite si il ne se place pas à côté…

Nous avons de nouveau droit à une belle galerie de personnages truculents : le baronnet désargenté pour lequel ne comptent que l’apparence physique et les titres de noblesse et ses 3 filles, Elizabeth, l’aînée qui lui ressemble en touts points, Anne qui est posée et raisonnable mais à la limite de l’objet décoratif et Mary, la benjamine, la seule mariée, égoïste et geignarde.

Le récit s’attache ici à Anne. A 19 ans, elle a refusé une demande en mariage d’un homme qu’elle aimait car il n’était pas de son niveau social et elle s’est laissée persuader de l’abandonner.

Huit ans et demi plus tard, alors que le physique d’Anne s’est terni à l’image de la vie qui lui est promise, les circonstances remettent les anciens fiancés en présence l’un de l’autre.

Les sentiments d’Anne n’ont pas changé d’un iota mais qu’en est-il de ceux du capitaine Wentworth ?

J’ai vraiment raffolé de ce roman, de l’histoire, des personnages toujours aussi bien dépeints, à la limite parfois de la caricature mais justement sans jamais verser dans ce travers…

Beaucoup de dialogues délicieusement cocasses, d’autres finement moqueurs, Jane AUSTEN a la plume acérée et sait pointer les pires défauts de la société de cette époque.

Je n’ai pas remarqué dans ceux de ses autres romans que j’ai lus si c’était déjà le cas mais Jane AUSTEN utilise beaucoup le discours indirect libre (ahlala j’ai fait d’énormes efforts de mémoire pour retrouver le nom grammatical du style de récit, merci Google également).

Exemple : « Il était même sûr de n’avoir jamais vu son égale. Certes, il devait reconnaître… qu’il n’avait été constant qu’inconsciemment, et même, malgré lui ; qu’il avait voulu, qu’il avait cru l’oublier. »

Bref, un sans-faute pour l’instant pour Mlle AUSTEN. Je me console en me disant qu’il me reste encore à lire Emma et Northanger Abbey, et à voir un coffret de 4 adaptations des œuvres de Jane AUSTEN (sortie le 21 octobre, j’ai hâte !!!)

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