Le lien maléfique par Anne RICE (1990)

4ème de couverture : Sous le porche d’une vieille demeure à l’abandon de La Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu’on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l’envoyer à San Francisco.

Et derrière la grille du jardin, un homme, Aaron Lighter surveille inlassablement Deirdre, comme d’autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé le famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer…

Eté 1998 : la France est championne du monde (de foot, what else ?), l’été est chaud, je suis hospitalisée 2 semaines durant. Et pour passer le temps : de la broderie et… Anne RICE.

12 ans plus tard (oh My God, mais que le temps passe vite), la France va se vautrer en coupe du monde, l’été est improbable, je tente une relecture de mes amours d’antan, les sorcières Mayfair. Mais bien entendu, je ne suis pas seule dans ce flash-back, Karine 🙂 m’a fait le plaisir de m’accompagner (et je crois que ça lui a plu…).

Voici donc mon billet sur le 1er tome de la Saga des sorcières.

Sans rien avoir de comparable à ma frénésie de 1998 (durant laquelle j’ai dévalisé l’employeur actuel de Choco de ses romans de Anne RICE, vampires et sorcières), j’ai retrouvé avec un immense plaisir ce monde et cette ambiance si particuliers, d’autant plus qu’ayant une mémoire des histoires assez pauvre, je redécouvrais toute l’intrigue.

La 1ère partie, intitulée « Rencontre » met en place les personnages, alterne les points de vue de personnages extérieurs aussi bien que de protagonistes totalement impliqués, même si ils n’en sont pas encore conscients. L’auteure commence ainsi à suggérer les connexions et ce n’est pas plus mal car des connexions, il va y en avoir à foison. Le décor se met en place, toute une ambiance de grandes maisons sombres et étranges, d’évènements mystérieux et intrigants mais pas encore effrayants (mais ça viendra, n’ayez crainte).

La 2nde partie, qui s’appelle fort justement « Les sorcières Mayfair » (pourquoi faire compliqué ?), est la plus longue et également ma préférée. Au travers des dossiers du Talamasca, une organisation secrète qui se consacre à étudier les phénomènes occultes, le lecteur (dans mon cas, la lectrice sous le charme) remonte le fil de cette dynastie de sorcières Mayfair, leurs pratiques incestueuses fréquentes voire même habituelles, leur histoire habilement entremêlée à celle du Talamasca qui les suit depuis des siècles. On rencontre dans ce chapitre des dizaines de personnages aussi fascinants qu’inquiétants. C’est là qu’on voit apparaitre Lasher, l’esprit attaché à la famille Mayfair et qui se transmet (si j’ose dire) de mère en fille.

« Il n’était nulle part quand elle l’a invoqué. Il a pris forme à son appel. C’est-à-dire qu’avant cela il n’avait aucune conscience de lui-même. Il l’a eue à partir du moment où c’est elle qui a eu conscience de lui. Et il s’est renforcé quand cette conscience m’a été transmise. C’est compliqué. »

On pourrait s’attendre à un récit un peu désuet mais il n’en est rien, celui-ci s’inscrit au contraire dans une certaine modernité d’écriture et de pensée.

« Toutefois, Petyr Van Abel n’a jamais perdu de vue qu’il écrivait pour les archives et s’est toujours donné la peine de tout expliquer et clarifier à l’attention du lecteur non averti. »

Les dossiers du Talamasca s’arrêtent à l’arrivée de Rowan, la 13ème sorcière, qui a été éloignée de la maison familiale dès sa naissance afin de vaincre la malédiction.

Mais cette simple mesure ne suffira pas et Rowan reviendra prendre possession de la maison de First Street à la Nouvelle Orléans, de l’héritage et de tout ce qu’il implique.

A ce moment du récit, nous arrêtons de regarder vers le passé et nous entrons de plain-pied dans le présent, place à l’action ! Les deux dernières parties, beaucoup plus courtes que les premières, se révèlent riches en évènements et, avec la fin ouverte,  ouvrent grand la porte aux 2 tomes qui vont suivre ; tomes que je ne vais pas lire tout de suite, par manque de temps, mais que je relirai sous peu avec grande joie.

Au final, je êux dire que cette relecture 12 ans plus tard m’a procuré autant de plaisir que la 1ère fois même si j’ai été un chouia moins fascinée.

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36 commentaires sur “Le lien maléfique par Anne RICE (1990)

    1. Oui moi aussi m’en fous de la coupe du monde. Mon mari ne regarde que les matchs de la France et on ne devrait pas faire long feu alors… 😀

  1. J’ai beaucoup aimé, encore une fois!!! J’ai eu une lecture différente vu que je me souvenais très bien de l’histoire alors bon, du coup, je voyais mieux venir! Je vais relire le 2e tome, certainement mais je ne sais pas pour le 3e… we’ll see!!! Merci pour cette lecture commune!

    1. Merci à toi de m’avoir donné le goût et le courage de le relire, je ne sais pas si je l’aurais fait sinon. 😀 Et pour le 2nd tome, maintenant que tu as parlé du récit de Julien dans ton billet, tu m’as trop trop tentée !!!

  2. J’en garde un bon souvenir même si… je ne me souviens de presque rien!! J’ai moi aussi fait une crise Anne Rice il y a qqs années, ça laisse des traces! Férocement! 😉

    1. Hihi moi non plus, je ne me souvenais de presque rien mais au fur et à mesure de ma lecture, ça revenait un peu. C’était bieeeeeeeeennnnnn ! 😀

    1. J’ai l’impression qu’elle déçoit maintenant. Mais pour moi, la saga des sorcières et les chroniques des vampires (les 3 premiers) sont cultes ! 🙂

  3. Ah mince, j’espérais que tu dises que le charme n’agissait plus. Mais je ne me sens quand même pas le courage de relire ces deux sagas qui ont aussi fait ma joie de lectrice à l’adolescence !

    1. Bon pour une fois, le souvenir est à la hauteur de la relecture ! Mais j’avais quand même plus le temps de me plonger dans toutes ces sagas il y a 12 ans qu’aujourd’hui (ou bien cachée dans un coin de la chambre pendant que les petites demandent à manger ? hihihi).

  4. Je me souviens assez bien de mes lectures de 1998 car j’étais enceinte et un peu allongée. J’en ai profité pour avaler les trois tomes du « Comte de Monte Cristo » !

    1. Allongée aussi mais pas pour les mêmes raisons. 😉 Tiens moi j’avais profité d’un de mes congés mat pour lire Belle du Seigneur, le pavé me faisait un peu peur et au final j’ai adoré.

  5. Aïe aïe tu aurais du me dire que tu voulais te taper une relecture d’Anne Rice j’aurais participer aussi ! J’ador … ais Anne Rice, moi aussi il faudrait que je retrouve mes anciens amours quoiqu’il s’agissait plutôt des vampires.

    1. Oui je me souviens que tu adores Anne Rice !!! Désolée, je n’ai pas vraiment pensé à en parler, en fait, ça s’est fait au détour d’un commentaire chez Karine :). Mais si tu veux, on peut se faire une relecture commune de Lestat. 😉

    1. Moi dénonceuse même pas vrai ! 😀
      Je n’ai pas pu m’empêcher de te faire ce petit clin d’œil. Je ne sais pas si vous vendez toujours des Anne Rice mais je me souviens des longs moments passés dans le rayon où se trouvaient les Anne Rice, Graham Masterton, Peter Straub & Cie.

    1. Alors j’espère qu’il va te plaire ! C’est vraiment mon préféré entre tous ! Et ensuite, si tu as aimé, tu peux même enchainer sur la suite. De mémoire, le 2nd n’est pas mal mais le 3ème m’avait un peu déçue…

  6. Ah yes, c’est vrai ! j’ai dû lire Anne Rice pendant la coupe du monde aussi ! J’ai prévu un vendredi 11 foot pour le premier match des Bleus (il faut en profiter, je serais étonnée qu’on dépasse les premiers matchs). Je n’avais lu qu’une partie de ce roman, je ne sais pas pourquoi. Je l’ai dans ma PAL et je suis bien contente de lire ton avis, d’autant plus qu’en ce moment j’ai bien envie de me remettre un peu au fantastique et aux romans dits « terreur » de mon adolescence !

    1. Ah c’est le vendredi 11 ? Je ne suis au courant de rien moi !!! 😀 Mais tu as raison, profitons-en, ça risque d’être court pour nous ! Hihi !
      En tout cas, si tu remets le nez dans Le lien maléfique, je te souhaite bien du plaisir ! Pour moi, ça avait aussi un petit côté nostalgique pas désagréable du tout.

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