Silas Marner par George ELIOT (1861)

4ème de couverture : Georges Eliot, de son vrai nom Mary Ann Evans, est avec Dickens et Thackeray le plus grand romancier anglais du XIXe siècle, le chef de file de cette lignée superbe de femmes écrivains qui illustrèrent alors la littérature d’outre-Manche : Jane Austen, Mrs. Gaskell, les sœurs Brontë. Politiquement  » radicale « , passionnée de problèmes philosophiques et sociaux, vivant en union libre avec un homme marié, George Eliotincarne aussi le premier refus de la condition  » surnuméraire  » de la femme et de tous les tabous de la société victorienne. Histoire d’un tisserand, d’un  » cœur simple  » qui meurt et renaît à l’amour, Silas Marner nous introduit au cœur le plus profond, savoureux et sensible, de l’Angleterre rustique, avec ses commères, ses auberges, ses libertins de village et ses illuminés.

Ma rencontre avec la plume de Georges ELIOT ne s’est pas faite sans mal mais s’est plutôt bien terminée.
Tout d’abord, l’entrée en matière du roman, la mise en place des éléments et des personnages a été assez ardue pour moi pour plusieurs raisons.
La 1ère raison était dûe à ma propre condition physique : dernière semaine de travail avant les congés, une surcharge de travail, une grosse fatigue. L’autre raison tient à l’écriture de l’auteur qui, si elle est très belle et complète, n’en foisonne pas moins de détails et de longues phrases. Bref, au départ, j’ai bien eu du mal à me représenter tout le petit monde en compagnie duquel j’allais passer quelques pages.
Et puis, je suis partie en vacances en emportant Silas Marner avec moi. Et en abordant le même livre assise au soleil sur une balançoire, j’ai vraiment pu entrer dans l’histoire.
Silas Marner est un homme simple, un tisserand qui à l’âge de 25 ans, a été rejeté de sa communauté suite à un coup-monté doublé d’une trahison. Blessé au plus profond de ses sentiments, il part et s’installe à Raveloe où pendant de longues années, il va vivre en marge de la population du village, occultant ses souvenirs, ses sentiments. Mais un jour, le destin va changer la vie du tisserand et progressivement ses oeillères vont disparaître et il va à nouveau s’éveiller à l’amour.
J’ai aimé à l’extrême la seconde partie du roman, à partir du moment où il se passe vraiment quelque chose, mais j’ai eu beaucoup plus de mal avec les longues descriptions et également avec les transcriptions des dialogues des paysans.
C’est avec un sentiment globalement très positif que je sors de cette lecture, je remercie Keisha de l’avoir proposé et je pense que j’irai faire un tour du côté de Middlemarch ou Le Moulin sur la Floss, pourquoi pas ?

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