Mansfield Park par Jane AUSTEN (1814)

4ème de couverture : Issue d’une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l’exception d’Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris. La gratitude et l’affection qu’elle éprouve à l’égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu’elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n’a de choix qu’entre un mariage de raison et un retour à sa condition première…

Je sors de ce roman encore une fois conquise par la plume de Jane AUSTEN. Presque 600 pages dévorées en quelques jours.

Jane AUSTEN nous offre de nouveau ici une vision sans concessions de la société de son époque à travers une galerie de personnages tantôt extrêmement subtils et complets (Henry Crawford, pour lequel j’ai eu tout au long du roman, une préférence nettement marquée même si je doute que ça ait été le but de la romancière), tantôt caricaturaux (Mme Norris, exaspérante à souhait dans sa haute opinion d’elle-même, son avarice et son entêtement constant).

Les caractères des personnages sont admirablement dépeints ainsi que les liens qui se tissent entre eux et les attachements plus ou moins sincères et pérennes…

Mon seul regret est d’avoir trouvé le personnage central du roman, Fanny Price, une peu fade, un peu mollassonne. Je préfère les héroïnes un peu plus humaines ou « pêchues » comme Jane ou Elizabeth Bennett.

Cependant, cela ne m’a pas empêchée de gouter le retournement de situation lorsque Fanny, à l’instar de Denise dans Au Bonheur des Dames de Zola, passe de petite souris grise inexistante à jeune fille jolie et digne d’intérêt de la part de son entourage, sans toutefois changer un iota de sa personnalité ou de ses convictions.

Même si mon roman favori de Jane AUSTEN reste Orgueil & Préjugés, j’ai préféré Mansfield Park à Raison et Sentiments. Heureusement, je n’ai pas encore fait le tour de l’œuvre de Jane AUSTEN et je ne doute pas qu’elle me réserve encore de très agréables moments de lecture.

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Un commentaire sur “Mansfield Park par Jane AUSTEN (1814)

  1. Je viens de le lire, il me faisait un peu peur celui-ci car j’ai souvent lu qu’il était le moins apprécié de ses romans, avec « Emma » peut-être, et je l’avais abandonné au bout de 100 pages il y a quelques années. Je me suis finalement régalée, em revanche hier soir j’ai failli m’endormir devant l’adaptation de 1999:)

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